
La jeunesse estudiantine du Nord-Kivu invite tous les étudiants à rehausser de leur présence, dans leurs différentes universités et instituts supérieurs de la ville de Goma, pour le 15 octobre prochain, date de l’ouverture de l’année académique 2026-2027.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 08 Août, elle rappelle à tous les étudiants, anciens et nouveaux, qu’ils doivent poursuivre leur formation scientifique sans subir injustement une quelconque décision politique pouvant entraîner une année blanche.
Elle précise toutefois ne pas se souvenir d’avoir commis des actes répréhensibles susceptibles de justifier un « couperet » aussi fatal que la suspension de toute une année académique.
« Obliger toute une génération d’apprenants à passer 365 jours d’oisiveté et d’inaction pour des motifs politiques dépourvus de fondement légal, c’est activer une bombe à retardement dont les conséquences sur la paix sociale sont incalculables », peut-on lire dans cette déclaration.
Par ailleurs, concernant la déportation des étudiants du Nord-Kivu, éloignés de très loin de leurs domiciles pour poursuivre leurs études, la jeunesse estudiantine la qualifie de non conforme au bon sens et à l’humanisme.
« Au demeurant, l’alternative consistant à déplacer plus de 60 000 étudiants du Nord-Kivu très loin de leurs alma mater d’attache n’est conforme ni au bon sens, ni à l’humanisme », poursuit la déclaration.

La jeunesse estudiantine indique cependant qu’après plusieurs plaidoyers adressés à la communauté internationale et auprès des autorités nationales, une opportunité leur aurait été donnée afin de reprendre les activités académiques dès l’ouverture officielle de l’année académique 2026-2027, soit le 15 octobre.
Elle félicite, en outre, les dispositions déjà prises en amont par les autorités compétentes, notamment celles visant à rassurer le corps scientifique et académique, ainsi que le personnel administratif, technique et ouvrier, quant à la permanence et à la disponibilité de leur prise en charge localement.
« Car, en plus de la sécurité consolidée et de l’éradication totale de la maladie à virus Ebola dans les territoires libérés, la prise en charge effective par les autorités établies des agents publics de l’ESU discriminés s’avère être un signal encourageant pour un aboutissement heureux de l’année académique 2026-2027 », poursuit la jeunesse dans sa déclaration.
Elle fait également savoir que toutes les conditions sont réunies pour lancer les activités de l’année académique 2026-2027, rappelant que la jeunesse est l’avenir de la nation.
Enfin, la jeunesse estudiantine appelle à la conscience de tous les étudiants et rappelle qu’un retard d’une année blanche serait irrémédiablement impossible à rattraper, surtout à une période où l’intelligence artificielle progresse à une vitesse considérable.
Albert Maisha
