
Dans une communication publiée sur son compte X ce samedi 10 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, Monsieur Adam Chalwe, haut cadre et cofondateur de l’AFC-M23, a dénoncé avec fermeté l’injustice du pouvoir de Kinshasa qui l’a condamné à mort le 8 août 2024 sans l’avoir vu ni entendu.
« Depuis plus de deux ans, je vis avec une condamnation à mort prononcée contre moi, en mon absence, sans avoir pu me défendre ni faire entendre ma vérité. Depuis deux ans, cette sentence pèse sur ma vie, ma famille, mon avenir et mes libertés fondamentales », peut-on lire dans son message.

Conseiller de Corneille Nangaa, Adam Chalwe a fait savoir que cette journée mondiale contre la peine de mort lui rappelle que son combat dépasse désormais sa propre personne. Il est existentiel : il concerne le droit à la vie, la présomption d’innocence, le droit à un procès équitable et les libertés individuelles de chaque Congolais.
Poursuivant son propos, Chalwe souligne qu’aucune divergence politique, aucune accusation, aussi grave soit-elle, ne devrait dispenser la justice du respect des droits fondamentaux.
« Aujourd’hui, je témoigne pour la vie. Car lorsqu’un citoyen peut être condamné à mort sans avoir été entendu, c’est la sécurité juridique de tous qui est en question », a-t-il martelé.

Par cette sortie, Adam Chalwe entend transformer sa condamnation en symbole d’un combat plus large pour la libération de tout le Congo. À l’heure où la RDC a levé le moratoire sur l’exécution de la peine capitale, son témoignage pose une question de fond : peut-on défendre l’État de droit en prononçant des sentences de mort à l’issue de procès par contumace, sans garanties d’une défense effective ? À suivre…
La rédaction
