
Face à la multiplication des sanctions et condamnations visant Corneille Nangaa, Chef politique de l’AFC-M23 : sanctions des Nations Unies, du département du Trésor américain, de l’Union européenne, gel des avoirs, interdiction de voyager, embargo sur les armes, et condamnation à mort prononcée par Kinshasa… une question s’impose :
Ces mesures contribueront-elles réellement à la paix et à la résolution pacifique de la crise à l’Est de la RDC ? À ce stade, il est difficile de le croire.
L’histoire montre que l’accumulation de sanctions contre des acteurs clés en situation de conflit ne fait que refermer les portes du dialogue et durcir les positions et restreindre les différents processus de paix.
Qu’a encore Corneille Nangaa à perdre ?
Avec des avoirs gelés, une interdiction de voyager et une condamnation à mort, le chemin du retour semble exclu. Il ne lui reste que celui du combat politique et militaire, avec la conviction que sa voix et celle de l’AFC-M23 doivent être entendues pour qu’une paix durable et la bonne gouvernance puissent être rétablies en République Democratique du Congo.
Pourquoi les sanctions ne suffiront pas :
- Elles ignorent les causes profondes : La crise à l’Est ne se limite pas à des individus. Elle est liée à la gouvernance, à l’exclusion politique, à l’insécurité et aux rivalités régionales.
- Elles bloquent le dialogue : En diabolisant une partie prenante, on rend impossible tout processus de négociation inclusive. Or l’AFC-M23 est et reste un acteur incontournable sur le terrain.
- Elles pénalisent les populations : Les embargos et gels financiers freinent la relance des services de base dans les zones libérées, là où les populations attendent la paix et le développement.
Les sanctions ne feront pas taire une revendication politique et les armes. Au contraire, elles renforcent l’idée qu’il n’y a pas d’alternative au rapport de force. La seule voie crédible reste le dialogue direct, où l’AFC-M23 est partie prenante. Sans cela, aucune paix durable ne sera possible en RDC.
Jean Placide Assumani

Face à la multiplication des sanctions et condamnations visant Corneille Nangaa, Chef politique de l’AFC-M23 : sanctions des Nations Unies, du département du Trésor américain, de l’Union européenne, gel des avoirs, interdiction de voyager, embargo sur les armes, et condamnation à mort prononcée par Kinshasa… une question s’impose :
Ces mesures contribueront-elles réellement à la paix et à la résolution pacifique de la crise à l’Est de la RDC ? À ce stade, il est difficile de le croire.
L’histoire montre que l’accumulation de sanctions contre des acteurs clés en situation de conflit ne fait que refermer les portes du dialogue et durcir les positions et restreindre les différents processus de paix.
Qu’a encore Corneille Nangaa à perdre ?
Avec des avoirs gelés, une interdiction de voyager et une condamnation à mort, le chemin du retour semble exclu. Il ne lui reste que celui du combat politique et militaire, avec la conviction que sa voix et celle de l’AFC-M23 doivent être entendues pour qu’une paix durable et la bonne gouvernance puissent être rétablies en République Democratique du Congo.
Pourquoi les sanctions ne suffiront pas :
- Elles ignorent les causes profondes : La crise à l’Est ne se limite pas à des individus. Elle est liée à la gouvernance, à l’exclusion politique, à l’insécurité et aux rivalités régionales.
- Elles bloquent le dialogue : En diabolisant une partie prenante, on rend impossible tout processus de négociation inclusive. Or l’AFC-M23 est et reste un acteur incontournable sur le terrain.
- Elles pénalisent les populations : Les embargos et gels financiers freinent la relance des services de base dans les zones libérées, là où les populations attendent la paix et le développement.
Les sanctions ne feront pas taire une revendication politique et les armes. Au contraire, elles renforcent l’idée qu’il n’y a pas d’alternative au rapport de force. La seule voie crédible reste le dialogue direct, où l’AFC-M23 est partie prenante. Sans cela, aucune paix durable ne sera possible en RDC.
Jean Placide Assumani
