
Plus de 30 civils innocents ont été tués dans des frappes de drones des FARDC et de leurs alliés à Mushaki, dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu. Ces bombardements ont endeuillé toute une province et plongé le territoire de Masisi dans une terreur indescriptible.
En réaction, le coordonnateur politique de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, a indiqué que ces actes criminels, ayant causé de nombreux morts et plusieurs blessés, ont été perpétrés par le « régime illégitime de Kinshasa », qui « se prévaut fièrement du soutien des États-Unis d’Amérique pour justifier ses actes, appuyé par ses alliés de l’armée burundaise, des mercenaires colombiens et américains, des FDLR, des Wazalendo et autres forces négatives à sa solde ».
Sur son compte X, Corneille Nangaa a également déclaré que ces faits exigent une condamnation claire et une identification sans ambiguïté du responsable le régime corrompu et sanguinaire de Kinshasa.
« Il est profondément regrettable de constater que Monsieur Félix Tshisekedi se sert de ses accords miniers avec les États-Unis pour se prévaloir d’une impunité absolue : d’une part, en se permettant de massacrer des populations civiles sans défense ; et, d’autre part, en violant tous les accords de paix, sans en être tenu pour responsable », a-t-il écrit.
Il a aussi chargé le département d’État américain, par l’entremise de son Bureau des affaires africaines, de se montrer curieusement incapable de désigner clairement le responsable, pourtant connu de tous pour ces bombardements par drones, de le condamner et de prendre les mesures de sanction qui s’imposent.
« Cette ambiguïté est, à tout le moins, profondément regrettable. Sa prise de position, à la fois timide et équivoque, est indigne de la gravité des faits. En renvoyant indûment dos à dos victimes et responsables, la réaction du Bureau des affaires africaines discrédite et fragilise la médiation, de même qu’elle soulève des interrogations sérieuses quant au respect des principes de neutralité, d’impartialité et de crédibilité indispensables à sa réussite manifestement compromise », a-t-il poursuivi.
Pour rappel, ces faits surviennent quelques jours seulement après la signature, entre l’AFC-M23 et le gouvernement de Kinshasa, d’un engagement à respecter scrupuleusement le cessez-le-feu.
Cette nouvelle violation prouve à suffisance que le régime de Kinshasa privilégie la guerre plutôt que de faire de la paix une priorité.
L’AFC-M23 prend à témoin toute la communauté internationale et condamne fermement ces actes perpétrés contre des civils par le régime de Kinshasa.
Albert Maisha
