
La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des bombardements signalés dans la soirée du vendredi 8 mai au marché de Mushaki ainsi que dans les zones environnantes ont fait au moins 20 morts et plus de 60 blessés, selon un bilan provisoire communiqué par le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, lors d’une rencontre avec la presse à Goma.
D’après les déclarations , ces frappes sont attribuées au régime de Kinshasa. Les victimes seraient majoritairement des civils, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants. Plusieurs blessés ont été évacués vers des structures sanitaires de la région, alors que les équipes locales tentent encore d’évaluer l’ampleur exacte des dégâts humains et matériels.
Le marché de Mushaki, connu comme un important centre d’échanges commerciaux reliant plusieurs localités du territoire de Masisi, a été fortement affecté par ces violences. Des témoins sur place évoquent des scènes de panique généralisée au moment des explosions, poussant des habitants à fuir précipitamment la zone pour chercher refuge dans des villages voisins.
Cette nouvelle tragédie illustre une fois de plus les conséquences dramatiques du conflit armé qui secoue l’est de la République démocratique du Congo depuis plusieurs années. Dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo, les populations civiles restent prises au piège des affrontements
Alors que les combats persistent, les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter. Des milliers de familles vivent dans la peur permanente des attaques, des déplacements forcés et du manque d’accès aux soins médicaux.
« Chaque jour qui passe alourdit le bilan humain », a déclaré Corneille Nangaa, dénonçant ce qu’il qualifie d’attaques contre les populations civiles. Selon lui, les habitants de la région « cherchent simplement à survivre » mais deviennent « les premières victimes d’une guerre qu’elles n’ont jamais choisie ».
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités de Kinshasa n’avait encore été rendue publique concernant ce drame. Le bilan pourrait toutefois évoluer dans les prochaines heures, plusieurs blessés étant dans un état critique, selon des sources locales.
La rédaction
