
À l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai et dédiée aux journalistes du monde entier, l’AFC-M23 a célébré, ce vendredi 8 mai, la journée avec les chevaliers de la plume travaillant sur toute l’étendue du territoire libéré.
Un moment de rencontre conviviale et ouverte, marqué par les échanges entre la coordination politique de l’AFC-M23, le département de la communication et des médias venus de partout dans l’espace stabilisé. Les participants ont longuement examiné la situation relative à la liberté de la presse.
À cette occasion, il a été révélé que plusieurs bavures, violations et intimidations ont marqué l’exercice du métier des journalistes lors de la gouvernance de Kinshasa.
Dans son discours, le coordonnateur politique de l’AFC-M23, Corneille Nangaa, a rendu hommage à tous les journalistes malmenés, intimidés et même tués pendant l’exercice de leur profession, et cela par le régime de Kinshasa.
Pour Corneille Nangaa, « lorsque des journalistes sont intimidés, censurés ou réduits au silence, ceux qui exercent dans les zones libérées jouissent pleinement de la liberté et bénéficient de la protection ».
Il a également affirmé, dans son intervention, que « contrairement au régime de Kinshasa où les journalistes sont intimidés, censurés ou réduits au silence, les journalistes opérant dans les zones libérées bénéficient de la protection et sont libres d’émettre leurs opinions dans le respect de la loi et de l’éthique, sans crainte d’être inquiétés ».

Artisan de la paix, du vivre ensemble et de la cohabitation pacifique, Corneille Nangaa a toutefois exhorté les journalistes à combattre le discours de haine et à lutter contre la désinformation. Selon lui, ces phénomènes attisent des tensions communautaires et peuvent aboutir à des tragédies.
« Chers professionnels des médias, nous vous exhortons à combattre les discours de haine et les désinformations, car ces discours attisent les tensions communautaires, banalisent la violence et préparent parfois les tragédies les plus graves. Dans notre région, nous savons combien les mots peuvent devenir des armes lorsqu’ils servent à déshumaniser certains citoyens ou à justifier l’exclusion et la persécution politique. Nous sommes tous témoins du niveau des discours de haine qui sont propagés actuellement à travers les médias et les réseaux sociaux, par des prétendus journalistes en accointance avec les autorités de Kinshasa, qui n’hésitent pas à s’afficher avec ces journalistes de la haine et même à les féliciter », a-t-il poursuivi.
Pour cette journée, que Corneille Nangaa a qualifiée de journée symbolique, il a appelé fortement à la protection, au respect de la liberté d’expression et à la promotion d’un débat public fondé sur les faits, la responsabilité et le respect de la dignité humaine.
« Que cette rencontre soit un moment de réflexion, mais aussi un appel à l’engagement collectif pour défendre la vérité, combattre les discours de haine, la propagande du régime de Kinshasa et de certains acteurs religieux qui prêchent la discrimination, et préserver le droit fondamental des peuples à une information libre et honnête », a conclu le coordonnateur politique de l’AFC-M23.

Dans une ambiance libre, conviviale et empreinte d’amitié, les activités de célébration de cette journée dédiée aux journalistes se sont clôturées sans aucun incident.
Un partenariat est ainsi scellé entre les autorités politiques de l’AFC-M23 et les professionnels des médias, afin d’accompagner la lutte commune pour contribuer ensemble au changement.
Albert Maisha
