Les mots sont durs envers Human Right Watch. Le mouvement de Corneille Nangaa s’enflamme contre les dernières littératures de Human Right Watch dont le rapport sur les cas de violation des droits de l’homme en République Démocratique du Congo n’a pas du tout incriminé le président Félix Tshisekedi et son régime. L’Alliance Fleuve Congo (AFC) exhorte Human Rights Watch à corriger ses graves omissions et à aborder la situation en RDC avec impartialité et rigueur tels que requis aux missions de défenseur des droits humains.
Pour l’AFC (mouvement politico-militaire), le rapport de Human Rights Watch (HRW) du 26 septembre 2024 présente un récit biaisé, partial et truffé d’insincérités. Un rapport orienté et rédigé avec une série d’affirmations gratuites et de conclusions hâtivement subjectives sur la situation des droits humains en République Démocratique du Congo. « Plutôt que de mettre en lumière les graves violations commises ces derniers mois par le régime de Kinshasa et ses forces coalisées, particulièrement les horreurs de massacres et tueries alarmantes objectivement documentées et qui scandalisent continuellement l’opinion nationale et internationale, le rapport s’accorde à emboiter la rhétorique et l’agenda criminel du régime de Kinshasa en relatant des faits ombrageux pour obéir à une dictature qui quémande des sanctions contre des citoyens opposés aux violations flagrantes et finalement, à la révision de la constitution de la République Démocratique du Congo », souligne la déclaration signée vendredi à Bunagana par Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement.
Human Right Watch dans la déraison
L’AFC évoque une sous-évaluation criante des atrocités commises par le régime de Félix Tshisekedi Kinshasa. Le rapport Human Right Watch mésestime de manière flagrante les violations des droits humains perpétrées à ciel ouvert par le régime de Kinshasa. «Il omet volontairement de mettre à la place publique le massacre de Goma du 30 août 2023, où plus de 160 civils ont été sauvagement canardés par la Garde Républicaine, jetés pêle-mêle dans des camions et enterrés en toute indignité », explique le porte-parole de l’AFC. Le massacre des civils dans le Grand Katanga (Kilwa, Luilu…) et l’incendie criminel de villages à Masisi, entraînant le déplacement des communautés entières et de nombreuses pertes humaines, n’ont nullement figuré dans le rapport. Ce qui irrite le mouvement politico-Militaire qui, souligne des actes de cannibalisme commis contre les membres des communautés Tutsi et Banyamulenge au Nord et au Sud-Kivu, alimentant ainsi la violence ethnique et la déshumanisation de certains congolais.
Que des omissions coupables
En omettant de souligner certains événements cruels, HRW semble offrir une approbation tacite aux abus continus du régime de Kinshasa, tout en présentant une vision délibérément orientée et déformée de la situation, reproche en l’AFC. Le mouvement de Corneille Nangaa dénonce le silence entretenu sur le rôle du régime de Kinshasa dans la perpétuation des conflits. Le rapport de HRW fait abstraction et passe sous silence le rôle direct du régime de Kinshasa dans l’orchestration, l’alimentation et l’amplification criminelle des conflits en cours dans plusieurs régions, notamment Kwamouth, Tshopo, Beni et Ituri. Des foyers de violence, alimentées par les actions militaires du régime et l’incapacité à protéger les civils. « Le silence du rapport sur ces graves évènements de violation des droits de l’homme et leurs conséquences sur la vie des citoyens devient de plus en plus frustrant pour les populations vivant dans ces régions », explique Lawrence Kanyuka.

HRW n’a rien vu d’anormal sous Félix Tshisekedi
L’Alliance Fleuve Congo déplore que malgré la présence de milliers d’exilés politiques disséminés dans certains pays d’Afrique, d’Europe et aux Etats-Unis d’Amérique du fait de la barbarie incendiaire du régime de Kinshasa et des arrestations arbitraires qui ne ciblent que les opposants politiques, Human Right Watch s’abstient d’en faire cas dans son rapport. «Ces pratiques innommables de viol sexuel sur les opposants dans les cachots de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) qui troublent toute la nation à travers la toile et qui incinèrent toute valeur de dignité humaine que le rapport de HRW n’a aucunement mentionné », justifie l’AFC.
C’est aussi le cas des massacres à grande échelle à la prison de Makala de Kinshasa, où « plus de 2.000 prisonniers ont été tués, et où de nombreuses personnes continuent de subir des violences sexuelles, incluant des viols massifs d’hommes et de femmes ». Le fait que HRW n’ait pas rapporté cette atrocité soulève de sérieuses questions quant à l’intégrité, à l’impartialité et aux motivations profondes de l’organisation. « Cette omission troublante ne peut être considérée comme une simple enjambée négligente des faits encore audibles de violation des droits humains, étant donné l’ampleur du massacre et ses conséquences considérables dans la société », mentionne l’AFC.
Des enfants assassinés à Goma
Le rapport a décidément manqué de condamner la brutalité des forces coalisées du régime de Kinshasa. Sur la longue liste d’abus, l’Afc épingle deux cas les plus récents impliquant particulièrement des enfants. «Le meurtre d’un enfant et des blessures graves infligées à deux autres dans leur salle de classe à Kanyaruchinya (Goma) par des militaires gouvernementaux et des bombes des FARDC piégées autour du camp des déplacés internes de Mugunga par les forces coalisées, tuant trois enfants ». Des abus militaires qui constituent de graves violations du Droit International Humanitaire. L’Alliance Fleuve Congo ne s’explique pas la méconnaissance volontaire de ces faits par HRW, ce qui équivaut à encourager l’impunité du régime Tshisekedi. Il en est de même des bombardements indiscriminés des populations civiles et des déplacements de la population suite à la barbarie du gouvernement de Félix Tshisekedi. « Le rapport HRW passe étrangement sous silence la responsabilité du régime de Kinshasa dans les bombardements indiscriminés de camps de déplacés et des zones densément peuplées dans le Masisi, bavures qui ont causé des déplacements massifs des populations et des souffrances incommensurables sur les habitants », affirme Lawrence Kanyuka. De manière délibérée, le rapport de HRW escamote plusieurs autres les faits sociaux interpellateurs tels que les 500.000 personnes déplacées internes (PDI) déjà retournées dans leurs milieux d’origine dans les zones libérées par l’Alliance Fleuve Congo (AFC). « Cette omission compromet davantage la crédibilité de l’évaluation du conflit par ledit rapport », indique l’AFC.
Brique Lutandilafio
