
Le Consortium international pour les droits humains au Congo (CIDHC) déplore des bombardements survenus le 25 juin contre l’hôpital général de référence de Minembwe, en province du Sud-Kivu. Dans une déclaration, le CIDHC indique que ces bombardements ont également touché des patients, des femmes, des enfants ainsi que des membres du personnel médical se trouvant dans l’hôpital.
Selon le consortium, ces attaques ont provoqué d’importants dégâts matériels et ont mis « gravement » en danger la vie des personnes présentes au sein de cet établissement.
« Le CIDHC déplore les lourdes conséquences humanitaires de ces événements, dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire, les difficultés d’accès aux soins ainsi que les restrictions affectant l’acheminement de l’assistance humanitaire », écrit le consortium dans sa déclaration.
Le CIDHC estime qu’il est « urgent » et « important » de mener des enquêtes indépendantes afin d’établir les faits et de déterminer les responsables de ces crimes contre l’humanité.
Dans sa déclaration, le CIDHC affirme que cette attaque aurait été menée par la coalition des forces engagées aux côtés du gouvernement congolais, la Force de défense nationale du Burundi, des groupes Wazalendo, les FDLR ainsi que des mercenaires.
« Le bombardement intentionnel d’un hôpital protégé, lorsqu’il n’est pas utilisé à des fins militaires et qu’il conserve son statut de protection, constitue une violation grave du droit international humanitaire. Selon les circonstances et les éléments de preuve disponibles, un tel acte est susceptible de constituer un crime de guerre, engageant la responsabilité pénale individuelle de ses auteurs, de leurs supérieurs hiérarchiques et de toute personne ayant ordonné, facilité ou participé à sa commission », poursuit le CIDHC.
Tout en affirmant sa solidarité envers les victimes, leurs familles et l’ensemble du personnel de santé, le CIDHC souligne que l’impunité est un obstacle majeur au rétablissement d’une paix durable, à la protection des populations civiles et au respect des obligations internationales incombant à toutes les parties en conflit.
Albert Maisha
