
Le superviseur de la cellule de riposte contre Ebola, le professeur Dr Freddy Kaniki, a effectué jeudi une visite technique au laboratoire de recherche biomédicale Professeur André Lurhuma de la faculté de médecine de l’Université Catholique de Bukavu (UCB), dans le cadre du renforcement des mécanismes de lutte contre l’épidémie qui touche actuellement les villes de Goma et de Bukavu.
Cette visite intervient après plusieurs descentes effectuées dans des structures de prise en charge, notamment au centre de traitement de Lwiro et au centre d’isolement de Nyakadaka. Elle avait pour objectif d’évaluer les capacités du laboratoire impliqué dans l’analyse des échantillons liés à Ebola et d’échanger avec les chercheurs, spécialistes et techniciens de laboratoire engagés dans la riposte.

Au cours de cette rencontre, le professeur Freddy Kaniki a salué les efforts du personnel de santé mobilisé dans la lutte contre la maladie et a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée.
« Cette crise sanitaire nous concerne tous, nous devons la combattre. Je suis venu visiter et constater par moi-même le fonctionnement de ce grand laboratoire afin qu’ensemble nous renforcions les mécanismes sanitaires pour éradiquer cette épidémie dans nos communautés », a-t-il déclaré.
De son côté, le directeur du laboratoire, le professeur Samuel Luwamushi Makali, a présenté les capacités techniques de la structure en matière de diagnostic et de recherche sur les maladies infectieuses.

« Notre laboratoire est l’un des piliers majeurs de la riposte contre Ebola. Nous disposons de capacités de diagnostic rapide et moléculaire. Nous sommes également un centre de recherche sur les épidémies et de formation. Nos équipes sont capables d’étudier la souche Bundibugyo et de produire des résultats pouvant orienter les décisions des autorités sanitaires », a expliqué le responsable du laboratoire.
Selon les responsables de l’établissement, le laboratoire Professeur André Lurhuma dispose d’équipements spécialisés permettant le diagnostic d’Ebola ainsi que d’autres maladies endémiques telles que la tuberculose et le choléra. Il assure également la conservation et le transport des échantillons destinés aux analyses.
Les autorités sanitaires estiment que le renforcement de la collaboration entre les structures de recherche et les équipes de riposte constitue un élément clé pour améliorer la surveillance épidémiologique, accélérer le diagnostic et adapter les stratégies de lutte contre l’épidémie en cours.
Jean Placide
