
Dans un contexte marqué par les débats sur un éventuel changement ou une modification de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC), Corneille Nangaa, chef politique de la révolution l’AFC/M23, a vivement réagi à la récente sortie médiatique de Félix Tshisekedi. « S’il est garçon, qu’il ose changer cette Constitution », a-t-il lancé avec fermeté.
Cette déclaration a été tenue ce vendredi 8 mai 2026, à Goma, lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Corneille Nangaa a mis en garde le président Tshisekedi et son entourage politique :
« Sa conférence de presse a permis aux Congolais de comprendre ses intentions de modifier la Constitution pour demeurer au pouvoir. Mais nous n’allons jamais le permettre. Voilà pourquoi l’AFC/M23 lance un appel ardent à toute la population congolaise, à la diaspora, aux forces politiques et sociales y compris celles de l’Union sacrée qui nous contactent en clandestinité, de se fédérer autour à notre lutte et barrer la route à cette tyrannie, à cette dictature, afin de sauver la RDC. »
L’ancien président de la CENI a par ailleurs affirmé que Félix Tshisekedi quittera le pouvoir dans les jours à venir. « Ne vous étonnez pas, Tshisekedi partira. Il partira bientôt. Et après son départ, il dira qu’il n’a jamais été président de la République et qu’il ne savait pas qu’il devait sécuriser le peuple congolais », a-t-il prédit.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique déjà tendu autour des réformes institutionnelles et de l’avenir du pays. Par ailleurs, Félix Tshisekedi-lui, reste ferme sur la démarche : « Je ne veux pas d’un troisième mandat, mais si le peuple me le demande, j’accepterai. » Des mots qui risquent de raviver les tensions dans ce pays en crise.
À suivre…
Christelle Alimasi
