
Lors d’une marche pacifique organisée dimanche 8 mars 2026 dans la cité de Kamanyola, les femmes déplacées d’Uvira de la communauté Banyamulenge ont exprimé leur souhait de retourner chez-eux en paix.
Selon Anita Florence, porte‑parole des femmes déplacées banyamulenge présentes à Kamanyola, il est inacceptable que sa communauté subisse les violences et l’insécurité auxquels elle est confrontée actuellement. Pour elle, au nom du respect des droits et de la souveraineté de l’État, elles demandent le rétablissement de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et un retour sécurisé à Uvira. Elles dénoncent également toute forme de discrimination raciale.
« La journée du 8 mars devrait être une occasion de joie et de rassemblement, mais malheureusement des mutilations, des viols et des tueries de femmes continuent d’avoir lieu dans l’Est du pays », a‑t‑elle déclaré.

Dans leur mémorandum, lu puis remis aux autorités de la cité de Kamanyola, les femmes banyamulenge protestent aussi contre des discours de haine visant à stigmatiser leur origine tutsi.
À la réception du mémorandum, le chef de la cité de Kamanyola, monsieur Hassan Shabani, a d’abord encouragé l’accueil des déplacés banyamulenge sur le territoire. Il leur a ensuite souhaité des jours meilleurs et la paix durant cette période difficile.
La marche des femmes de la communauté banyamulenge est partie du bureau de la cité de Kamanyola, où le mémorandum a été lu et déposé, pour se rendre jusqu’au rond‑point Ngomo, à l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée chaque année le 8 mars.
Dans le contexte actuel, seul l’AFC/M23 est soucieux de rétablir les communautés l’aisées dans leurs droits car ne lutte que par l’intérêt de ceux qui sont marginaliser.
Albert Maisha
