
Le mouvement AFC/M23 accuse le gouvernement congolais de ne pas avoir respecté ses engagements pris le 17 avril dernier à Montreux, en Suisse, concernant la libération de ses détenus ainsi que de civils arrêtés et assimilés au mouvement.
Dans une déclaration rendue publique, son porte-parole, Lawrence Kanyuka, affirme que Kinshasa s’était engagé à procéder à ces libérations dans un délai de dix jours. « À ce jour, mardi 28 avril 2026, ce délai est expiré et aucun prisonnier n’a été libéré », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette situation constitue « un refus manifeste d’honorer la signature » du gouvernement congolais, qu’il qualifie également d’« affront aux efforts des dirigeants régionaux et des partenaires internationaux ». Il dénonce par ailleurs « une preuve supplémentaire de la duplicité politique » des autorités de Kinshasa.
Le porte-parole de l’AFC/M23 soutient que, de son côté, le mouvement poursuit la remise de prisonniers au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en vue de leur transfert vers Kinshasa. Il accuse néanmoins le gouvernement de « persister dans une logique de sabotage du processus de paix de Doha ».
Par ailleurs, Lawrence Kanyuka a également évoqué une série d’attaques survenues le lundi 19 avril 2026 entre 19h00 et 22h45. Il affirme que « les forces coalisées du régime de Kinshasa » auraient mené des frappes simultanées à l’aide de drones kamikazes contre des zones densément peuplées, notamment à Kalingi, Bidegu et Kankeke.
Ces attaques auraient fait plusieurs blessés parmi les civils et causé d’importants dégâts matériels, notamment aux habitations, selon la même source.
À ce stade, ces accusations n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction officielle de la part du gouvernement congolais.
Redaction
