
C’est depuis plus de trois mois que l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a pris le contrôle de la ville de Goma, le 27 janvier 2025, la libération de la ville a permis à de millions de personnes à espérer en leur avenir. Des déplacés internesretenus dans des camps sont retournés chez eux, des exilés politiques et réfugiés commencent à revenir au pays.
L’AFC/M23 a hérité d’une ville avec plus de 100.000 hommes armés qui se sont volatilisés dans la population (Wazalendo, FARDC, Maibobo armés et bandits évadés des prisons et cachots) constituant un danger permanent, une insécurité persistante dans la ville de Goma et ses environs.
Cette insécurité est financée par le régime de Kinshasa pour espérer déstabiliser la ville. La population Gomatracienne est dans des questionnements sur la libération et sa stabulation.
Il est bien clair que dans ces trois mois écoulés,sous la révolution, la ville a connu d’énormes avancées significatives. Goma a repris sa belle forme. Le « Salongo » de chaque samedi rend la ville de Goma de plus en plus propre.
Exit des monstres embouteillages, sous l’égide d’une Police de Circulation Routière(PCR) bien formée et cultivée. Plus de tracasseries routières. Les activités nocturnes dans certains bistrots fonctionnant 24 /24 sont visibles. Des resto-bars et espaces culturels ont revivent.

Les motards fonctionnent et travaillent jour et nuit, ce qui détermine les premiers indicateurs de la sécurité dans la ville. Les grands supermarchés de la ville sont ouverts de 6h à 21h ce qui était pratiquement impossible avant l’entrée de l’AFC/M23, la grande et petite barrière sont désormais ouvertes de 6h à 22h ce qui renforce les commerces transfrontaliers dans la région, actuellement tous les 18 quartiers de Goma sont bien contrôlés et les bandits sont traqués tous les jours par les services de l’AFC/M23.
Même les plus sceptiques peuvent en témoigner à Goma : l’autorité de l’état revient, des policiers et soldats qui ne tracassent plus. Si tu es clean, tu ne risque rien à Goma, Des documents qui prenaient deux semaines sont livrés en dix minutes : CEPGL, tenant-lieu de passeport…
L’eau et l’électricité qui sont revenues comme par magie et elles sont permanentes dans plusieurs quartiers. Des chauffeurs peuvent le dire : De Goma à Kanyabayonga, les tracassiers ont disparus, Ce qui paraissait inimaginable sous l’état de siège. On peut voyager partout dans les zones sous les rebelles à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit sans peur de tomber sur des coupeurs de route : Goma à Masisi, Goma à Kanyabayonga.
Quid de la santé économique de la ville ?

Pour le Journaliste Katshuva, il explique qu’il y a trois mois la ville de Goma a commencé à suffoquer avec la fermeture des banques, de plusieurs entreprises et ONG : Goma étouffe sous la faim. Aucune famille n’est épargnée, des entreprises ont dû fermer, l’économie est à l’agonie.
Malgré la réouverture de la Cadeco, le besoin des autres banques est là. Avoir accès au dollars est un miracle qui coûte très cher, c’est avec le dollars qu’on doit importer. Les fonctionnaires de l’état ont été mis en congé non payé par Tshisekedi. Enseignants et familles des militaires et policiers sont dans une galère sans nom. Une souffrance imposée par le régime de Kinshasa.
L’aéroport de Goma, complètement miné, n’est pas opérationnel et on ne sait pas quand il le sera accessible, donc les échanges entre la capitale et la ville sont coupés. Les vols internationaux qui partaient de Goma sont stoppés, l’économie est restée loco-locale, ce qui n’est pas pénible.
« Nous n’irons nulle part, nous sommes chez nous. Nous ne seront plus jamais des réfugiés. Ni les armes, ni la négociation ne nous feront partir » déclarent les autorités de l’AFC/M23.
En définitive, Goma est la ville espoir de la RDC.Goma est la ville politique, diplomatique de la RDC. Tout congolais veut voir Goma, comme ces centaines venant de la diaspora qui ne cessent d’arriver voir ce qu’est l’AFC/M23 en réalité.
La Rédaction
