La récente élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis marque de grands changements à venir pour les États-Unis et l’humanité. Même si l’Afrique ne figure pas en priorité dans le programme du président américain, la République Démocratique du Congo (RDC) s’invitera inévitablement au nouveau mandat de Donald Trump.
La diplomatie congolaise sous Félix Tshisekedi est très inquiète. L’arrivée triomphale de Donald Trump à la Maison Blanche laisse entrevoir des défis et des opportunités importants, en particulier dans les secteurs de la défense, sécurité, éducation, santé et agriculture.
Pour s’en accommoder, le régime de Kinshasa veut rester agile, réactif et concentrée sur les accusations contre le Rwanda pour un probable renforcement des relations avec le nouveau régime de Washington.
En écoutant un podcast approfondi de Pete HEGSETH, candidat de Trump au poste de secrétaire américain à la Défense, l’on s’aperçoit que ses idées ont mis en évidence quatre thèmes pertinents qui touchent à la République Démocratique du Congo.Un nouveau leadership à la tête de la première puissance mondiale.
Hegseth représente un changement dans le leadership américain, où l’expérience du monde réel, comme le service militaire, a plus de poids que les diplômes universitaires de l’élite. Cette focalisation sur les résultats pratiques plutôt que sur les paroles pourrait changer la donne pour que des relations avec certains peuples, comme celui de la RDC s’améliorent.
La Chine, en tant que menace évidente Hegseth ne mâche pas ses mots sur le renforcement militaire de la Chine et ses stratégies telles que la guerre sans restriction. Les enjeux sont de plus en plus élevés, et c’est un signal clair que les pays africains en général et la RDC en particulier, doivent intensifier et renforcer leurs propres capacités de défense.
Tout comme la critique directe de Hegseth sur le système d’approvisionnement lent et obsolète de l’armée américaine laisse présager de grands changements à venir. Bien que cela puisse créer des défis pour les alliés, c’est aussi une occasion pour le nouveau leadership de la RDC de s’adapter et de renforcer sa propre capacité de défense.
“La RDC doit être plus rapide, plus intelligente et autosuffisante et, en espèrent que les relations avec les États-Unis et d’autres pays partageant les mêmes idées, comme le Japon, les Philippines, Singapour et d’autres au sein de l’ASEAN, fourniront des couches supplémentaires de dissuasion pour arrêter les tentatives continuelles de la Chine de contrôler l’ensemble de la région indopacifique”.
Une nouvelle approche de la politique étrangère Le passage de Hegseth sur le soutien aux interventions étrangères à la concurrence stratégique avec la Chine s’aligne sur l’approche « America First » de Trump. Celui-ci doit être activé rapidement, estime-t-Il. Il sera question de ramener des articles et des produits Made in USA sur le marché mondial pour redynamiser les prouesses industrielles des États-Unis.

Il est clair qu’Israël, Taïwan, la Corée du Sud et l’Indopacifique seront très bientôt au centre de la politique de défense des États-Unis, une fois que le nouveau POTUS entrera en fonction. Tout en espérant que des processus de pensée intelligente pourront être mis en place avec des politiques, des solutions et une gouvernance efficaces à venir, beaucoup plus efficientes et pratiques pour contrebalancer des pays comme la Chine, la Russie, la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie, le Venezuela et d’autres États et rétablir un ordre approprié et équilibré dans le monde.
Pour la RDC, le grand défi reste la mauvaise gouvernance du régime actuel, qui neutralise ses efforts de remise en confiance envers les États-Unis d’Amérique. il s’agit d’un signal d’alarme à prendre au sérieux.
Hugues KIFUKIBA
