Dans une vidéo diffusée lundi 14 Octobre 2024 et devenue virale dans les reseaux sociaux, Laurent Sokoko, un homme d’affaires influent, originaire de l’ex-Équateur, a surpris l’opinion publique en annonçant la création d’un mouvement politico-militaire visant à faire tomber le régime du président Félix Tshisekedi. Une nouvelle crise politico-sécuritaire semble se profiler en République Démocratique du Congo.
Laurent Sokoko, connu pour son implication dans l’opposition, son soutien financier à plusieurs acteurs politiques contestataires, a déclaré que son mouvement bénéficie du soutien de plusieurs officiers de l’armée congolaise.
Il promet une sortie politique « en brousse », sans pour autant préciser l’emplacement de ce rassemblement, alimentant ainsi les spéculations sur une possible mobilisation militaire dans les régions reculées du pays.
Accord politique entre Kabila et Tshisekedi au cœur des échanges
L’un des éléments les plus marquants de cette annonce est la collaboration affirmée entre Laurent Sokoko et Corneille Nangaa, ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et désormais à la tête de l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Sokoko affirme avoir obtenu auprès de Nangaa une copie de l’ accord politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, conclu en 2019 pour assurer une alternance pacifique au sommet de l’État. Il semble ainsi vouloir s’appuyer sur cette révélation pour légitimer son mouvement et mobiliser le peuple congolais autour d’une « révolution ».
Le gouvernement de Kinshasa n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce. Toutefois, si le mouvement de Sokoko venait à se concrétiser, il pourrait représenter une menace sérieuse à la stabilité du régime en place.
Les prochains jours s’annoncent cruciaux pour mesurer l’ampleur réelle de cette rébellion annoncée et l’impact qu’elle pourrait avoir sur la scène politique et sécuritaire de la RDC.
Ajoutons enfin, que Laurent Sokoko était le financier principal des résistants de la diaspora Congolaise dits « Combattants » du tonitruant Boketsu er, aujourd’hui ennemi declaré de Félix Tshisekedi, de qui il s’est brouillé en Mai 2022.
