
Au lendemain des frappes menées par des drones des forces de Kinshasa et leurs alliés qui ont visé le centre-ville de Goma et causé la mort de trois personnes dont une humanitaire française, la population est descendue dans les rues ce jeudi 12 mars 2025 pour condamner avec force ces attaques contre des civils.
Organisée par la société civile plurielle, la manifestation a exprimé l’indignation générale face à ce que les habitants qualifient de « ligne de front en pleine ville », une pratique qui, selon eux, transforme les espaces urbains en champs de bataille et met en danger des populations innocentes.
Les manifestants ont dénoncé l’emploi d’armes aériennes et de drones dans des zones densément peuplées, estimant que de telles opérations témoignent d’un mépris du droit international humanitaire et des vies civiles.

Portant de nombreux calicots et banderoles aux messages variés, les habitants de Goma ont également réaffirmé leur soutien total à l’AFC-M23, perçue par la population comme seule alternative pour restaurer l’État de droit, ramener la paix et garantir la stabilité dans l’est du pays.
Plusieurs intervenants de la société civile ont appelé à une enquête indépendante sur ces bombardements et exigé que les responsables de ces attaques répondent de leurs actes.
La manifestation, principalement pacifique, s’est déroulée sous une forte présence de citoyens de tous âges, rappelant la souffrance endurée par les communautés locales et la nécessité urgente de solutions durables pour mettre fin aux violences récurrentes dans la région.
Albert Maisha
