
Le braquage survenu jeudi 16 octobre à la succursale Victoire de la Rawbank ne cesse de provoquer indignation et réactions dans la capitale congolaise. Si l’opinion publique est encore marquée par la violence de l’attaque et la prise d’otages qui s’en est suivie, un autre scandale est venu assombrir davantage ce sombre épisode ce sont des agents de l’ordre déployés sur place qui sont accusés d’avoir commis un viol sur Honorine Porsche, présentée comme l’une des présumées auteures du braquage.
L’information, largement relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé le débat public. Parmi les réactions les plus marquantes figure celle de l’opposante Francine Muyumba, qui s’est exprimée avec une rare fermeté.
« Peu importe le crime reproché, rien ne peut justifier le viol ni les traitements inhumains. Le viol d’une femme par des agents censés protéger la loi est une honte nationale. Ces individus en uniforme doivent être punis, car le viol n’est pas une sanction mais un crime », a-t-elle martelé.
À travers ce message, Francine Muyumba dénonce non seulement la barbarie de l’acte, mais aussi l’impunité qui gangrène certains segments des forces de sécurité. Elle appelle à une réaction immédiate des autorités afin de restaurer la confiance entre la population et ceux qui ont pour mission de protéger les citoyens.
Ce nouvel épisode jette une lumière crue sur les violences sexuelles commises en temps de crise en RDC, souvent passées sous silence. Des organisations de défense des droits humains réclament déjà une enquête indépendante et la protection effective des victimes, insistant sur le fait que « Nul n’est au-dessus de la loi, pas même ceux qui portent l’uniforme ».
Alors que l’enquête sur le braquage de la Rawbank se poursuit, l’affaire prend désormais une dimension plus large : elle questionne la responsabilité des forces de l’ordre dans le respect des droits humains et place les autorités congolaises face à un test crucial de crédibilité.
Jean Placide Assumani
