
Le gouvernement de Kinshasa et ses alliés mènent une campagne de « Nettoyage ethnique » contre la communauté Banyamulenge et les Swahiliphones. Des FARDC appuyées par les forces génocidaires FDLR, des milices Mai-Mai Wazalendo, des Imbonerakure burundais et des mercenaires étrangers, ont bombardé des zones densément peuplées dans les régions de Minembwe et Kalehe.
Des rapports indiquent que des soldats congolais se sont livrés à des meurtres et des violences ciblant des civils en se basant uniquement sur leur apparence physique ou la langue qu’ils parlent. La communauté Banyamulenge est une minorité parlant le Tutsi, avec des racines profondes dans la région, et elle a été spécifiquement ciblée pour des persécutions.
Historiquement, ils se sont installés dans le Sud-Kivu entre le 16e et le 18e siècle, ayant migré de régions qui sont aujourd’hui le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda.
La communauté Banyamulenge a longtemps été dépeinte comme des « Etrangers » par d’autres tribus congolaises, les gouvernements successifs n’agissant pas pour mettre fin à cela. Ils ont été victimes de décennies de massacres visant les Congolais parlant le Kinyarwanda dans l’est de la RDC.

Malgré les preuves croissantes, les dirigeants congolais n’ont pas poursuivi les responsables, ce qui révèle une tolérance ou même une complicité envers les crimes contre les civils. L’international est accusé de ne pas avoir agi pour empêcher les atrocités en maintenant le silence et en soutenant les liens politiques avec le gouvernement du Président Félix Tshisekedi. Les observateurs affirment que ce qui se passe dans le Sud-Kivu porte les marques d’un nettoyage ethnique.
Le rôle de la MONUSCO est également mis en question. La mission est accusée de s’être alignée contre l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et d’avoir soutenu le gouvernement du Président Tshisekedi, qui est accusé de permettre des atrocités.
La situation des Banyamulenge ne concerne pas seulement une communauté assiégée, mais aussi l’échec de la gouvernance en RDC, la politisation de l’intervention internationale et le danger d’ignorer les signes précurseurs d’un génocide.
Rédaction
