
Depuis le week-end du 10 Mai 2025, certaines personnes tremblent à cause du bouclage initié par les autorités de l’AFC/M23, et pour cause. Beaucoup de bandits à mains armées sont appréhendés et leurs complices dévoilés. Tous les jours les bourgmestres donnent des rapports sur la lutte contre l’insécurité faisant remarquer qu’un bon nombre d’armes légères et même d’assaut continuent de circuler dans la ville de Goma et d’autres cachées dans des maisons ou tout simplement enterrées dans des parcelles.
Certains FDLR, FARDC, WAZALENDO, des bandits appréhendés, parlent parfois à cœurs ouverts arrivant à dénoncer leurs chefs et complices. « Quelques mouvements citoyens se sentent inquiétés car ils collaboraient avec ces bandits afin d’insécuriser la ville de Goma », dit un parent du quartier Kasika en commune Karisimbi.
Le commandant ville de Goma, le colonel Jimmy Nzamuye n’hésite pas à citer des ministres de Kinshasa, originaires du Nord-Kivu qui utilisent les jeunes Wazalendo pour semer l’insécurité dans la ville et crier encore à la terreur pour cacher leurs forfaits.
Qui insécurise la ville de Goma ?

Cette question a déjà sa réponse. C’est le régime de Kinshasa qui avait distribué des armes aux civils incontrôlés et autres Mai-mai surnommés Wazalendo. D’autres bandits évadés de la prison Munzenze en janvier dernier, ne savent plus survivre dans la ville de Goma. Ils sont devenus des voleurs les nuits.
Il faut surtout signaler que Kinshasa créé la terreur à Goma sans succès afin de décourager la population. Après avoir fermé les banques, confisqué l’argent du peuple croyant que la population en aura marre de l’AFC/M23, Kinshasa pousse le bouchon en jouant sur l’insécurité.
Des fusils K47, des munitions et obus sont récupérés par des patrouilleurs de l’AFC/M23 entre le 11 et 13 Mai 2025.
Pourquoi cette tolle ?
On apprend quelques indignations d’une certaine société civile ou des personnes qui disent ne pas aimer la manière dont les bouclages sont menés : « L’AFC/M23 ne parvient pas à sécuriser la ville de Goma » a dit un activiste de la société civile sur une radio périphérique.
Dans les réseaux sociaux, des médias en ligne, des ‘’influenceurs’’ payés par Kinshasa via des députés « Inaugurateurs des chrysanthèmes » et idéologues de l’exclusion, veulent que la ville soit toujours dans l’insécurité. Ceux qui vivent de cette terreur des nuits sont aujourd’hui aux abois.
Un FDLR qui s’est rendu explique : « Voici trente ans que nous sommes en brousse. On nous a tatoués pour ne pas perdre des traces. Nous avons des cartes d’électeurs… »
Des FARDC et policiers qui se cachaient dans la population ont été pris et à leur tour révèlent le mauvais fonctionnement du système Tshilombo.
Un policier né en 1964, des militaires aux grades de sergents et adjudants disent être venus de Kinshasa de la commune de Ngiri-Ngiri, d’autres sont originaires du Kongo-Central. Ils ont été dénichés et appréhendés avec armes, pourtant un ultimatum leur avait été lancé depuis une semaine de déposer leurs armes.
Une femme de l’équipe de mobilisation, écoute et recrutement du Gouvernaurat du Nord-Kivu a crevé l’abcès : « Nous connaissons les concubines des militaires qui se cachent ou qui sont en fuite. Nous avons vécu avec eux… »
Le tollé soulevé dans les médias n’a donc pas raison d’être. Ce sont les coupables et leurs complices qui se sentent repérés car les bouclages ont déchirés les voiles qui couvraient cette insécurité nocturne dans la ville de Goma et ses environs.
Jean-Leroux Ntinta
