La RDC traverse une crise due à une gouvernance défaillante et des élites corrompues. L’espoir suscité par Tshisekedi en 2018 s’est révélé un mirage : centralisation du pouvoir, corruption, insécurité croissante et économie en déclin.
La République Démocratique du Congo, traverse une crise d’une ampleur inédite, une crise qui est le fruit d’années de mauvaise gouvernance, d’irresponsabilité et de trahison à la tête de l’État. Aujourd’hui, je prends la parole sans complaisance pour dénoncer ceux qui, au lieu de défendre la nation, l’ont livrée à ses prédateurs et pour dire tout haut ce que plusieurs pensent au fond d’eux. Comme le dit si bien un adage : « La trahison est une moisissure verte et douce, comme le duvet : elle ronge en silence et par l’intérieur ».
L’élection de Félix Tshisekedi en 2018 a été perçue par certains comme un vent de renouveau, une rupture avec les décennies de dictature et de gestion chaotique du pays. Pourtant, dès le départ, cette arrivée au pouvoir n’a été qu’un mirage, sans aucune volonté réelle de changement. Le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi s’est contenté de surfer sur l’héritage politique paternel, sans jamais en incarner la rigueur ni la vision.
Slogans creux et promesses vides
Durant ces six dernières années, Tshisekedi a concentré tous les pouvoirs entre ses mains, mais sans jamais en assumer les responsabilités (Chef de tout et responsable de rien). Il s’est enfermé dans des slogans creux et des promesses vides, tout en laissant prospérer une gestion fondée sur l’incompétence, la corruption et le clientélisme. Le pays s’enfonce dans le chaos pendant que son régime récompense des amis incompétents, réprime les voix discordantes et instrumentalise la justice à des fins politiques.
La situation sécuritaire actuelle en est la preuve la plus flagrante : Tshisekedi a failli dans sa mission première, celle de protéger l’intégrité du territoire national. La débâcle militaire à Goma et Bukavu est le résultat direct de l’amateurisme au sommet de l’Etat, de l’incapacité à construire une armée forte et loyale.
Pendant que nos soldats meurent au front, le Président accuse des traîtres au sein de l’armée, sans jamais assumer ses propres erreurs. Il annonce une refonte de l’armée après six ans d’inaction et de laxisme, alors que la rébellion est déjà aux portes de nos villes stratégiques.
Aveu de faiblesse et trahison
Plus grave encore, au lieu de renforcer la souveraineté du Congo, Tshisekedi semble prêt à brader nos richesses naturelles pour acheter un soutien international qui ne viendra jamais. L’offre présumée aux Etats-Unis d’un accès privilégié aux minerais congolais pour pousser Trump à intervenir dans la guerre est un aveu de faiblesse et une trahison des intérêts du pays. Un chef d’État digne de ce nom protège ses ressources stratégiques ; il ne les met pas aux enchères dans l’espoir d’un sauvetage extérieur.
Dans le domaine économique, la situation n’est guère meilleure
Au lieu de gouverner avec rigueur et responsabilité, Tshisekedi a instauré un climat de division, favorisant les clivages tribaux et politiques au détriment de l’unité nationale. Son régime s’est illustré par une justice à deux vitesses, où les adversaires politiques sont jetés en prison pendant que les dignitaires du pouvoir continuent de piller les richesses du pays en toute impunité.
La corruption gangrène tous les secteurs de l’administration, la croissance est illusoire et les conditions de vie des Congolais ne cessent de se détériorer. Pendant que le peuple souffre, Tshisekedi et son entourage vivent dans le luxe et l’opulence, déconnectés des réalités du Congo profond.
Des problèmes qui s’aggravent
Face à ce désastre, une question s’impose avec urgence : Félix Tshisekedi est-il l’homme capable de redresser le Congo ?
La réponse est sans appel : NON. Non seulement il a échoué, mais il a aggravé les problèmes qu’il prétendait résoudre.
Le temps est venu d’une rupture totale avec ce cycle infernal d’incompétence et de compromission. Nous ne devons plus accepter d’être condamnés à choisir entre la peste et le choléra. L’avenir du Congo ne peut pas être confié aux mêmes visages qui l’ont conduit à la faillite.
Il est temps d’élever une nouvelle génération de dirigeants, des hommes et des femmes animés par le patriotisme, la compétence et une vision claire pour l’avenir du pays.
L’urgence est là. Le Congo ne peut plus attendre. Le départ de Tshisekedi devient une nécessité absolue pour éviter l’effondrement total de la nation.
Paul Beya
