Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ont convoqué, le 21 octobre 2024, la huitième Conférence annuelle Union Africaine-Nations Unies à Addis-Abeba, en Éthiopie.
A en croire le communiqué conjoint publié au sortir de cette conférence annuelle, ils ont noté avec une profonde préoccupation l’état actuel de la paix et de la sécurité dans le monde, y compris les conflits armés et les crises humanitaires, et dans certains cas un profond mépris du droit international et des principes communs aux deux organisations.
Si l’annonce faite est aussi forte que pertinente, la conférence annuelle est restée malheureusement évasive sur la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est de la RDC, exprimant une certaine satisfaction sur son évolution. Curieusement, le communiqué publié le mardi 21 octobre n’a fait aucune allusion à la prise, par l’AFC, de la localité de Kalembe dans le territoire de Walikale, le week-end dernier.
Par contre, le Président de la commission de l’Union Africaine et le Secrétaire général des Nations-Unies se sont félicités du cessez-le-feu du 4 août entre la RDC et le Rwanda, soulignant que celui-ci a contribué à une réduction des hostilités dans la province du Nord-Kivu.
Comme solution durable à la crise, la Conférence annuelle a préconisé la pleine mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la paix, la sécurité et la coopération. Ce, sans s’attarder sur ce qui bloque depuis autant d’années.
La Conférence annuelle a félicité le président angolais João Lourenço, médiateur de l’UA, pour ses efforts constants tout au long du processus de Luanda et pour les efforts déployés sous les auspices de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la SADC, y compris le déploiement de la Mission de la SADC en RDC pour y restaurer la paix et la sécurité. Elle a cependant exprimé son inquiétude quant à la situation humanitaire au Nord-Kivu et en Ituri.
La conférence a abordé également d’autres sujets, notamment l’expiration des mandats du président, du vice-président et des commissaires de la Commission de l’Union africaine début 2025.
