Le jeudi 17 octobre, une nouvelle vague de Congolais, refoulés d’Angola, a franchi la frontière à Shakufwa, dans le territoire de Kahemba (Kwango). Parmi les 12 personnes arrivées, dont dix hommes, une femme et un enfant, le nombre total d’expulsés cette semaine atteint 300.
Les autorités locales ont précisé que ces Congolais avaient pénétré illégalement une concession minière angolaise, et ont été expulsés à la demande de l’entrepreneur propriétaire du site. Ce dernier a fait intervenir la police angolaise, qui a renvoyé les travailleurs vers la RDC, confirmant qu’il ne s’agit pas d’une expulsion orchestrée par l’État angolais.
Face à cette situation récurrente, le rôle du gouvernement congolais est remis en question. Il apparaît que les autorités congolaises, plutôt que de simplement gérer l’accueil des expulsés à la frontière, auraient dû anticiper en prenant des mesures préventives pour protéger leurs citoyens travaillant dans des conditions précaires à l’étranger. En renforçant la diplomatie avec l’Angola, le gouvernement aurait pu établir des protocoles de coopération plus solides pour régulariser la situation de ses ressortissants. De plus, une action plus proactive aurait impliqué une assistance juridique et économique aux Congolais, souvent poussés à migrer illégalement en raison du manque d’opportunités au pays.
Bien que le gouvernement provincial ait dépêché une équipe pour aider les expulsés, la question demeure : des mesures de long terme seront-elles mises en place pour éviter que de telles situations ne se reproduisent…?
