
Quatre jours après la libération de la ville stratégique d’Uvira par les forces de l’AFC/M23, la vie reprend doucement, Les déplacés rentrent massivement dans leurs milieux d’origine : Kamanyola, Luvungi, Sange, Kadogota et Uvira où règnent désormais la paix et la quiétude.
À Kinshasa, Félix Tshisekedi, fidèle à son habitude de transformer les crises en opportunités lucratives, vient d’ordonner à sa Première ministre d’effectuer une mission d’urgence au Burundi et en Tanzanie pour apporter une aide humanitaire aux déplacés de guerre, chassés du Congo par lui-même et ses alliés. Ceci, après avoir bombardé des populations civiles à Kamanyola, Kadogota et Luvungi dans des écoles, églises et centres de santé les images ont horriblement circulé sur la toile.
Le régime de Kinshasa tente hypocritement de se racheter auprès de populations qu’il a plongées dans le crime et massacres. Ce n’est pas nouveau, c’est son habitude, faire de la crise un business. C’est la même tactique qu’il utilisait dans les camps de Kanyarutinya et Mugunga, avant la libération de Goma par l’AFC/M23. Il a gardé des nombreuses familles, enfants et jeunes comme un Bouclier humain pour justifier ses voles au pouvoir.
Auteur principal de cette crise, Tshisekedi s’enrichit du sang des Congolais. Il instrumentalise les déplacés comme boucliers humains pour justifier des millions détournés du Trésor public via des missions humanitaires farfelues. Le régime de Kinshasa n’a jamais eu à cœur le sort de la population qu’il prétend diriger : c’est une pure exploitation de l’homme.
Comment prétendre apporter une aide humanitaire à une population que l’on a soi-même sacrifiée, insécurisée et tuée ?

Incapable de résoudre la crise actuelle, Tshisekedi et son régime irresponsable démontrent une nouvelle fois leur manque de volonté pour la paix et le non respect du processus de Doha. Ils préfèrent profiter des déplacés pour s’enrichir et dilapider les fonds publics, au mépris des Congolais et de toute la région. L’avenir nous jugera.
Jean Placide Assumani
