
Dans le Nord-Est de la République Démocratique du Congo, l’Ituri continue chaque jour des morts face à l’insécurité et aux attaques répétées des groupes armés. Alors que la milice CODECO poursuit ses incursions meurtrières, la population vit sous la menace quotidienne, et tout ça dans un silence que beaucoup qualifient de complice de la communauté internationale.
Selon des sources locales, des milliers de civils souffrent, des victimes de massacres, de déplacements forcés et de destructions de biens. Malgré les alertes régulières de la Croix-Rouge internationale (CICR) aucune réponse concrète n’est observée sur le terrain. Cette organisation dénonce pourtant nuit et jour la situation persiste dans cette partie du pays. Et tout ceci dans un silence énorme de la communauté internationale. “Qui garde silence devant les crimes est un complice dit-on”.
Le régime de Kinshasa visiblement complice de ces crimes

Depuis des nombreux mois, les habitants de l’Ituri ne cessent de dénoncer ces crimes et tueries en répétition. De Djugu, à Aru, en passant par Mambasa, les paisibles populations sont régulièrement tuées sous un silence total. La situation est particulièrement critique dans les villages isolés, où l’accès à l’aide humanitaire reste quasi impossible. C’est la preuve de plus qui atteste que la RDC n’a plus un État.
Alors que la révolution de l’AFC/M23 se poursuit dans la partie Kivu, l’Ituri lui n’attend que sa libération. Certes ceci sera sans doute un passage jugé nécessaire par les populations pour rétablir la sécurité et la stabilité. Dans les zones récemment libérées par l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC), un contraste frappant se dessine; les civils y vivent désormais dans un relatif calme, ce qui accentue le sentiment d’abandon dans les territoires encore sous la menace des milices.
Par ailleurs, la CODECO continue ses opérations meurtrières tandis que l’urgence humanitaire en Ituri ne fait que croître. La communauté internationale est appelée à sortir de son silence et à agir rapidement pour protéger la population civile innocente avant que ce crimes soient profonds.
Une population en quête de protection et de reconnaissance
La tragédie de l’Ituri révèle l’écart entre les alertes lancées par les organisations internationales et l’impact réel de leur intervention sur le terrain. L’ituri est abandonné, et oublié par la communauté internationale. Pour les habitants, la libération et la sécurité ne peuvent attendre plus longtemps.
Jean Placide Assumani
