
Le Maire de la ville de Goma, Monsieur JuliennKatembo a réitéré, ce mercredi 15 octobre, son appel pressant aux éléments des FARDC, de la police, des Wazalendo ainsi qu’aux combattants FDLR présents dans la capitale provinciale du Nord-Kivu de se faire identifier auprès des autorités compétentes.
Cette démarche intervient alors que plusieurs cas isolés d’insécurité dite « Classique » continuent d’être enregistrés dans certains quartiers de la commune de Karisimbi, notamment à Kasika, Mabanga Sud et Mabanga Nord.
Selon l’Autorité urbaine, ces incidents trouvent leur origine dans la prolifération d’armes distribuées à des civils non formés, particulièrement aux Wazalendo, lors des récentes hostilités. « Nous continuons à mettre la main sur les FARDC, Wazalendo et FDLR qui circulent dans ces trois quartiers. C’est un danger pour la population », a-t-il expliqué.
Le maire a également mis en garde contre toute réticence : « L’AFC/M23 tend encore ses bras ouverts aux éléments FARDC, Wazalendo et FDLR pour les accueillir. Qu’ils viennent à l’ARC, qu’ils déposent les armes, et qu’ils choisissent entre servir sous le drapeau ou regagner la vie civile. Mais s’ils persistent et qu’on met la main sur eux, ce sera compliqué. »
Dans son message, l’autorité a insisté sur le caractère pédagogique de cette démarche : la mission de l’État n’est pas seulement de sanctionner, mais aussi de sensibiliser. Ainsi, des campagnes régulières de sensibilisation sont menées pour encourager les concernés à se conformer.
À ce stade, trois quartiers sur les onze que compte la commune de Karisimbi demeurent les plus touchés par ces cas d’insécurité, malgré les efforts des services de sécurité.
La Rédaction
