
C’est à travers un meeting populaire tenu à GOMA ce jeudi 12 septembre au quartier Kasika dans la commune de Karisimbi que le Maire de la ville Monsieur Julien Katembo Ndalieni a dénoncé avec force les massacres en répétition des populations de Beni-Lubero et de l’Ituri par les ADF. En faisant mention des derniers massacres survenus à Ntoyo dans la nuit du 04 au 05 de ce mois, le Maire de Goma a dénoncé avec dernière énergie ces crimes tout en condamnant le silence radio de la communauté internationale qu’il a qualité de complicité étouffée.
« C’est du jour au lendemain que nos frères sont tués. Ces victimes innocentes, sont des congolais comme nous. Voilà pourquoi elles méritent une attention particulière au niveau tant national et qu’international. Malheureusement, même les ONG comme Human Right Watch, n’en font même pas allusion » a déploré Autorité urbaine avant de demander à l’assistance d’observer une minute de silence en mémoire de ces compatriotes massacrés.
Les uns(92 personnes) dans le village de Ntoyo à quelques mètres de Mangurujipa, chef-lieu du secteur des Bapere, en territoire de Lubero et les autres (18 personnes) à une trentaine de kilomètres de la commune d’Oicha, siège administratif du territoire de Beni.
Le Chef de l’Exécutif urbain de Goma a dressé un bilan lourd, de plus d’une centaine de personnes tuées et ceci faute d’une armée capable de sécuriser la population. Une absence totale de l’autorité de l’Etat.
« Plus de 100 civils ont été tués à la machette et au poignard dans un village à Ntoyo près de Mangurejipa dans le territoire de Lubero et 18 autres dans un autre village de Fotudu, en territoire de Beni. Tous ces massacres qui s’ajoutent à plusieurs autres perpétrés pendant plus de 11 ans, jour pour jour au Nord-Kivu. Tout ceci n’a jamais fait l’objet d’une attention particulière de la communauté internationale, moins encore de la Monusco » a fustigé le maire Julien Ndalieni.

Selon les sources administratives locales, les victimes innocentes de Ntoyo se trouvaient dans une veillée mortuaire quand ont surgi les terroristes ADF-MTM pour faire leur sale besogne. Celles tuées à Fotudu, par contre, sont tombées dans la nasse ennemie sur la route de retour du champ.
Depuis octobre 2014, le territoire de Beni est confronté à des tueries causées par les ADF-MTM, ces jahadistes qui ont fait allégeance au groupe Daech. Ces tueries se sont également élargies sur les territoires d’Irumu et Mambasa, dans la province de l’ituri. L’année 2024, ces exactions se sont rependues sur le territoire de Lubero, dans sa partie occidentale constituée de la forêt. Les statistiques font état de plus de 6000 personnes tuées à ces jours.
Mike Suka
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