
Le régime de Kinshasa a une fois de plus montré son mépris pour la paix et la vie humaine en recourant à la guerre des drones contre sa propre population, sous couvert de combattre l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC) de l’AFC/M23. Cette campagne insouciante, menée en coalition avec des mercenaires étrangers et des milices génocidaires, n’est rien de moins que du terrorisme d’État.
« Depuis ce dimanche 24 août à 12h00, ces forces, composées notamment de mercenaires étrangers, mènent une offensive qui cible les zones densément peuplées de Kadasomwa et de ses environs ainsi que nos positions » a déclaré sur son compte X le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka avant de poursuivre.
« Ces attaques ont causé des pertes humaines considérables et ont entraîné le déplacement forcé de nombreux compatriotes fuyant les bombardements par drones ».
Le lendemain, le 25 août, la coalition de Kinshasa composée de l’armée congolaise, de la milice génocidaire FDLR soutenue par la RDC, des Wazalendo et de mercenaires étrangers a intensifié ses assauts à Kibati, Munigi et dans les environs de Goma. Ces frappes ont fait plus de cinq morts et plusieurs blessés graves parmi les civils.
Ce qui rend la situation encore plus accablante, c’est le moment choisi. Alors que des pourparlers de paix sont en cours à Doha au Qatar, soutenus par les États-Unis, l’initiative de l’EAC-SADC et l’Union africaine, le régime de Kinshasa continue d’intensifier ses attaques. Cette hypocrisie révèle que Kinshasa considère la paix non pas comme un engagement, mais comme une performance diplomatique organisée pour apaiser les observateurs internationaux.
Le terrorisme n’est pas seulement le fait d’acteurs non étatiques. Lorsqu’un gouvernement cible délibérément des civils avec une violence aveugle dans le but de semer la peur, de déplacer des communautés et d’imposer un contrôle politique, cela constitue du terrorisme d’État.
Les frappes de drones sur des villages densément peuplés, associées à l’utilisation de mercenaires étrangers irresponsables, en sont des exemples classiques. Ces actions ne sont pas conçues simplement pour affaiblir des adversaires militaires, mais pour terroriser des populations entières et les soumettre. Dans cette perspective, la stratégie de Kinshasa n’est pas différente des « Groupes terroristes » qu’elle prétend combattre.
Depuis plus de trois ans, Kinshasa a recruté plus de 2000 mercenaires. Ils ont été vus conduisant des véhicules militaires congolais, gardant des points de contrôle et combattant aux côtés de l’armée et de ses alliés. Malgré leur présence, ils ont été vaincus de manière décisive et ont finalement été contraints de rentrer chez eux. Pourtant, le régime les a rebaptisés sans vergogne « instructeurs » pour tenter de masquer sa dépendance à l’égard des armes étrangères.
Les mercenaires souvent d’anciens soldats occidentaux désabusés ne sont soumis à aucune loi, ne sont motivés que par le profit et sont connus pour déstabiliser les régions riches en ressources.
La RDC, avec son immense richesse minérale, est depuis longtemps une cible de choix. Leur présence n’a jamais stabilisé aucun pays ; au contraire, ils exploitent les ressources naturelles et ne laissent que destruction derrière eux.
Kinshasa a déjà goûté aux fruits amers de cette dépendance

Après la chute de Goma en janvier, des mercenaires se sont retrouvés bloqués et se sont rendus aux Casques bleus de l’ONU, qui ont facilité leur départ via le Rwanda. Plutôt que de tirer les leçons de cet échec, Félix Tshisekedi les a de nouveau ramenés, mettant imprudemment en danger la vie de millions de personnes dans l’est de la RDC.
Le danger est double : ces mercenaires opèrent en dehors du droit congolais, et leur modèle économique prospère sur une guerre sans fin. Ils n’ont aucune incitation à rechercher la paix. Tant qu’ils resteront à l’Est st de la RDC, la stabilité restera un rêve lointain. Leur déploiement n’est pas une stratégie de paix, mais une recette pour le désastre.
Le recours continu de Kinshasa aux mercenaires pour combattre l’AFC/M23 est une trahison du dialogue en cours. Cela confirme que la participation du gouvernement aux pourparlers de paix est une façade, dénuée de toute intention sincère.
Depuis 1999, au moins dix accords de paix dont l’accord de Goma de 2009 qui a donné naissance au M23 ont été signés et systématiquement ignorés. La mentalité militariste de Tshisekedi ne fait qu’aggraver la crise.
Les pourparlers de Doha avaient offert une rare lueur d’espoir, signalant la volonté de Kinshasa d’enfin répondre aux griefs de l’AFC/M23. Pourtant, ces nouvelles frappes de drones et ces opérations de mercenaires jettent un sérieux doute sur cet engagement.
La paix ne peut pas coexister avec des mercenaires, et tant que Kinshasa s’appuiera sur des armes et des milices étrangères, l’est de la RDC restera plongé dans le bain de sang.
La Rédaction
