
La ville est désormais propre, paisible et sûre. Goma n’a plus connu de cas d’accident de circulation depuis trois mois. Des policiers silencieux mais rigoureux sont désormais positionnés à tous les ronds-points de la ville. La régulation de la circulation routière ne se discute plus entre usagers de la route et agents de l’ordre.
Les nouveaux agents de roulage surveillent, veillent et régulent sans passion ni trafic d’influence. Bien habillés, ces policiers de roulage nouvellement sortis de formation dans le Rutshuru sont appréciés pour l’exemplarité de leur comportement professionnel. Les conducteurs des voitures taxi ainsi que tous les usagers de la route s’étonnent de la disparition des cas d’accidents de circulation dans la ville.
« Depuis la venue de l’AFC, Goma ne connaît plus d’embouteillages », a indiqué Bahati Jean-luc, un des chauffeurs de taxi de Goma. Il loue principalement le professionnalisme dont fait preuve les policiers routiers de l’AFC/M23 depuis leurs déploiement dans différents points d’attraction de la ville touristique.
L’ordre règne sur la route et dans les rues

A Goma, les seuls traits de changement déjà visibles dans le secteur routier parlent à la gloire de l’administration de l’Alliance Fleuve Congo.
« Avant, les axes routiers rond-point signers – hôpital général, Alanine et entrée président faisaient l’objet des embouteillages insupportables chaque après midi, malgré le nombre élevé des roulages. Mais comme par miracle, depuis la venue de l’AFC, ces embouteillages ont carrément disparus aujourd’hui. Le respect des codes de la route est devenu naturel pour nous les conducteurs, en raison de la rigueur incarnée par les policiers routiers de l’AFC/M23. Cela a réduit les embouteillages à Goma. On a tendance à croire que ce sont les anciens policiers de sécurité routière qui créaient les ambouteillages à Goma », a témoigné le taximan Miruho.
Les tracasseries routières à Goma font partie de vieux souvenirs. Visage voilé sous une casque rouge, sourire aux lèvres, incarnation d’une satisfaction ressentie, Gael kakule, motard de son état constate l’impact palpable du changement des mentalités dans son secteur de petit transporteur.
« Avant, nous motards n’avions pas le droit de circuler librement pendant les heures tardives. Cette circulation nous a même été privée pendant un bon moment sur base des accusations infondées. Mais aujourd’hui sous l’AFC/M23, nous exerçons nos activités librement 24 heures sur 24 et nous n’avons plus peur d’être poursuivis par des jeeps des policiers assouaffés d’argent chaque soir », reconnaît-il.
Les motards interrogés dans les rues de Goma insistent que le changement est désormais arrivé. Car pour eux, les anciens agents de la police de circulation routière (PCR) donnaient l’impression d’avoir été formés pour tracasser les conducteurs.
Leur spécialité était de rechercher des infractions, ravir les clés de contact et arracher des plaques d’immatriculation des véhicules des particuliers. Les amandes illégales allaient jusqu’à 100 milles francs congolais non négociables pour une moto taxi.
La Rédaction
