L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) vient de capturer plusieurs militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans les localités de Myobe, Luofu et Kaseya dans le territoire de Lubero, province du Nord-Kivu. Parmi les soldats loyalistes faits prisonniers figurent des troupes mobilisées à partir des unités de Kisangani et Beni.
Des défaites militaires qui interviennent au moment où le pays continue de dépendre de mercenaires étrangers, comme l’illustre l’arrestation récente de Horatiu Potra, chef de l’unité des mercenaires roumains en appui aux FARDC.
Des soldats des unités 2102, 2103 et 313 commandées respectivement par le capitaine AKWAZO, commandant compagnie; le Major NSENGIYUNVA comme commandant bataillon et les colonels DAVID et BIGAYI en qualité de commandants de régiments, viennent d’être présentés à l’opinion publique par les deux porte-paroles de l’AFC à Kanyabayonga, Lawrence Kanyuka et le Colonel Willy Ngoma.
Des unités des FARDC ont été mobilisées depuis les régions de Kisangani et Beni pour des offensives de grande ampleur dans la province du Nord-Kivu. Les soldats capturés sur les fronts Lubero sont notamment le Sergent-Major Kotakota Alexis (45 ans), fils de Kota et Mwanza, originaire du Kasaï ; Mwenemutombo Dady, originaire du Katanga, tous deux capturés à Kaseya et du soldat de deuxième classe Mumbere Kamwa Esaï, capturé à Luofu.
Tshisekedi voulait reconquérir toute la zone de l’Afc avant le tête-à-tête Kagame-Tshisekedi
Ces capturés membres de la coalition gouvernementale de Kinshasa ont témoigné qu’ils étaient de connivence avec les génocidaires FDLR et les criminels Wazalendo dans toutes les batailles dans Lubero et partout sur les différentes lignes de front.
“Le général Chicko nous avait donné ordre de reconquérir toutes les localités occupées par le M23 avant la rencontre entre les présidents Kagame et Tshisekedi”, a déclaré l’un des prisonniers de guerre présentés à travers une vidéo publiée par Lawrence Kanyuka, porte-parole politique de l’AFC.
La reconquête des territoires AFC devrait être un moyen de pression diplomatique pour Félix Tshisekedi vis-à-vis de son interlocuteur Paul Kagame dimanche prochain à Luanda lors du tête-à-tête prévu sous les auspices du président angolais Joâo Lourenço.
Les éléments capturés ont affirmé que les FARDC larguent régulièrement des bombes sur des cibles civiles dans des localités peuplées pour mettre en conflit la population congolaise du Grand Nord avec l’AFC de Corneille Nangaa.
“Reconquérir toutes les zones libérées par l’AFC/M23 avant la réunion prévue le 15 décembre 2024 entre le président Paul Kagame et M.Félix Tshisekedi Tshilombo; Retourner la population contre l’AFC/M23. Dans ce cadre, des bombes ont été lancées dans des zones fortement peuplées, comme l’ont rapporté les capturés”, peut-on lire dans la note d’information distribuée mardi matin à Kanyabayonga.
Lourdes défaites militaires pour Tshisekedi

La situation actuelle en République Démocratique du Congo (RDC) révèle l’échec de la politique sécuritaire du président Félix Tshisekedi. Malgré les promesses de réformes et de renforcement des Forces Armées de la RDC (FARDC), le pays continue de dépendre de mercenaires étrangers, comme le montre l’arrestation récente du terroriste roumain proche de Tshisekedi Horatiu Potra, des miliciens criminels Wazalendo et des genocidaires FDLR.
Lcas des mercenaires roumains pro-Tshisekedi trouvés en possession d’armes blanches en Roumanie, lesquels sont ouvertement impliqués dans des opérations militaires aux côtés des FARDC et des milices locales comme les Wazalendo. Ces mercenaires perpétuent des violences extrêmes, héritées des FDLR, un groupe composé en grande partie d’anciens génocidaires rwandais.
L’utilisation d’armes blanches, telles que les machettes, est une pratique violente et symbolique des atrocités commises pendant le génocide rwandais, et la présence de mercenaires comme Potra contribue à maintenir ce cycle de violence en RDC.
Cette situation illustre l’impact négatif de l’influence des génocidaires sur les milices locales, qui continuent de recruter et de former des combattants étrangers dans un climat d’extrême terreur.
Le recours à ces mercenaires n’apporte aucune solution durable à la crise sécuritaire, bien au contraire. Ces forces étrangères, souvent mal entraînées et motivées par l’argent, exacerbent les tensions et alourdissent les coûts de la défense pour un pays déjà en guerre.
L’AFC monte en puissance

Les récents succès des forces de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), bien formées et disciplinées, montrent qu’il est possible d’assurer la sécurité des populations locales sans recourir aux mercenaires.
“Ces forces, malgré la présence des FDLR et des mercenaires, gagnent du terrain et restaurent la paix là où les autres échouent”, explique le Docteur Pitchou Zonga, analyste politique congolais.
Il est temps de redéfinir la stratégie de sécurité de la RDC en se concentrant sur la professionnalisation de l’armée nationale, et non en cédant à la tentation des mercenaires, poursuit-il. “Le peuple congolais mérite une armée solide, indépendante et véritablement capable de défendre son territoire et ses citoyens”, conclut Pitchou Zonga.
Brique Lutandilafio
