Plusieurs personnes ayant des parents dans les zones libérées de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) à l’Est de la RDC, en territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Masisi et Sud Lubero se disent surprises de la quiétude, la sécurité et quelques signes de développement qu’implantent Corneille Nangaa et Sultani Makenga.
Notons, pourtant que certains déplacés de guerre qui vivaient dans les alentours de Goma, Mugunga, Nyiragongo, Sake sont retournés dans leurs milieux naturels, dans les zones AFC, redoutant, cependant, certains sabotages qu’auraient tenté les MaîMaï dits Wazalendo et les FDLR alliés de l’armée Congolaise, ne voulant pas que les déplacés de guerre quittent les camps pour crédibiliser la paix chez les rebelles.
Jeudi 26 Septembre 2024, les Wazalendo du groupe MaïMaî de l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (APCLS) de Janvier Kalahiri, après des affrontements contre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ont déclaré leur déception de se voir attaqués par leurs alliés et emporter les corps des tués à Goma. Ces batailles entre alliés du gouvernement de Kinshasa se passaient à proximité des camps de déplacés de la région de Sake. Cette situation avec des tueries de tous les soirs en pleine ville de Goma, les tracasseries policières, militaires et des personnes non autrement identifiés en tenues civiles, marchant avec des armes en bandoulière, mêlées aux habitants, crée un traumatisme permanent.

Les territoires de l’AFC sont sécurisés
Un habitant de Kinshasa qui a des collègues de services à Goma explique que son ami lui raconte comment dans les territoires rebelles, on se promène librement jusqu’aux heures tardives, sans s’inquiéter. Un autre rapporte que dans les grandes agglomérations de Kanyabayonga, Kayna, Kirumba, Kiwanja, Rutshuru, Bunagana,Kibumba,Nyakakoma,Kilolirwe… les activités commerciales sont régulières, les enfants vont à l’école. Corneille Nangaa et Sultani Makenga ont même installé une ligne du courant solaire dans la cité de Bunagana où la population s’ambiance les jours des marchés sans désemparer.
À Kinshasa, toutes ces nouvelles sont même aux oreilles des politiciens, des religieux, des ONG et dans des milieux diplomatiques qui suivent la situation de cette guerre de
l’AFC avec attention.
Un membre de l’AFC a plaidé pour une plus grande prudence et une attention soutenue afin d’éloigner tout risque de malveillance qui viendrait de leurs ennemis.
Les FDLR, les Wazalendo, les FARDC et politiciens ne seraient pas contents de cette bonne image des territoires libérés.
Le député national élu de Walikale, Willy Mishiki, très hostile à l’AFC, qui avait déclaré le mercredi 28 Août 2024 sur la Radio Onusienne OKAPI, avoir mobilisé plus de 83.000 civils pour « manger les soldats de l’AFC » a récemment, dans une émission télévisée, vanter la gouvernance AFC de sécuriser les populations et leurs biens : « Il y a des déplacés de guerre qui veulent retourner chez eux. Je vous dit la vérité, la paix est plutôt du coté rebelle. Là on ne tue pas des gens, on ne vole pas ». D’autres politiciens originaires du Nord-Kivu qui, à la naissance de l’Alliance Fleuve Congo étaient loquaces, réfutant la présence des FDLR en RDC et minimisant l’aura Cornélien de bouleverser les lois sacrées, restent cois, à l’expectative.
Jean Leroux NTITA
