
Le Coordonnateur politique de l’AFC-M23, Corneille Nangaa a rendu un hommage solennel à la mémoire des victimes Banyamulenge injustement assassinés au Bureau dans la nuit du 13 au 14 août 2004. C’était à l’occasion de la commémoration du 22 ème anniversaire du massacre de Gatumba.
Dans la foulée, le coordonnateur de l’AFC-M23 a fait savoir que la stabilité que vit aujourd’hui le haut plateau de Minembwe va obligatoirement s’étendre en provinces de Kalemie, Kolwezi et Lubumbashi.
Devant une assistance recueillie à Goma, il a structuré son message autour de trois axes majeurs.
- Le devoir de mémoire, moteur de l’engagement :
Le numéro un politique de l’AFC-M23 a appelé à faire de ce drame un socle pour l’avenir.
« La mémoire de nos frères et sœurs tragiquement arrachés à Gatumba doit nous servir de miroir pour projeter notre avenir. Leur disparition doit continuer à porter des fruits positifs partout au Congo. Que le souvenir des disparus soit pour nous une source de force, d’unité et d’engagement sans faille. Plus jamais Minembwe et ses environs ne seront touchés », a-t-il déclaré. - La mobilisation pour la stabilisation du pays :
Corneille Nangaa a lancé un appel pressant à la mobilisation et à la fédération de toutes les forces patriotiques. Objectif : avancer et stabiliser les zones de Fizi-Baraka, Uvira, Mwenga, Kalemie, Kolwezi et Lubumbashi.
« Jusqu’au sacrifice suprême s’il le faut », a-t-il martelé. - L’unité pour la défense de l’État :
Il a réaffirmé la cohésion entre l’AFC, le M23, le Twiraneho et l’ensemble des autres forces politiques engagées.
« Nous sommes unis pour une même cause : Défendre l’État, instaurer la justice et stabiliser le pays », a-t-il rappelé.
En marge de cette commémoration, le Coordonnateur Politique a exigé que justice soit rendue aux victimes de Gatumba. Il s’est également prononcé avec force sur la question de la nationalité des Banyamulenge et des autres communautés tutsies congolaises.
« On ne congolise pas les Congolais. Vous l’avez toujours été, vous l’êtes aujourd’hui, vous le serez, et personne n’a le droit de changer cet état », a conclu Corneille Nangaa, sous les applaudissements de l’assemblée.
La Rédaction
