
L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC-M23) brise son silence et dénonce le « déferlement de violence » orchestré depuis le 22 janvier dernier contre les populations de Minembwe et des hauts plateaux au Sud-Kivu.
Dans un message publié sur son compte X, le Coordonnateur politique de l’AFC-M23 indique que toutes ces attaques marquent « la faillite morale et stratégique» du régime de Kinshasa. Corneille Nangaa indique que l’usage combiné de Sukhoi-23, de drones de combat et de forces coalisées ( FARDC, FDLR, WAZALENDO, FDN-Burundi et mercenaires), contre des civils ne « restera pas sans réponse ».
« Le monopole de la terreur technologique est définitivement brisé. L’avertissement que nous venons d’adresser à l’aéroport de Kisangani a tracé une ligne rouge : la supériorité aérienne sur laquelle reposait la stratégie de Tshisekedi est désormais caduque» , a écrit Corneille Nangaa.
Il informe cependant toute l’opinion nationale et internationale que le rapport de force est muté et que son mouvement répondra désormais présent à tout vecteur aérien.
« Désormais, tout vecteur aérien déployé contre les populations des zones libérées sera neutralisé à sa source. La doctrine de défense préemptive est désactivée : chaque menace sera frappé à son point d’origine » , a-t-il poursuivi.

Le numéro 1 de l’AFC-M23 laisse entendre que l’utilisation de Kisangani comme plateforme de projection de la terreur contre les territoires dits libérés est désormais proscrite. Aigle de l’orient conclu en disant que le temps de « l’arrogance » technologique est désormais révolu. « La récréation est finie » a-t-il lâché.
Il rappelle que si Tshisekedi veut le dialogue, son mouvement est preneur et s’il veut la guerre, qu’il accepte « d’assumer » toutes les conséquences.
Albert Maisha
