Dans une prise de position claire et sans ambiguïté, le Docteur Pitchou Zonga alerte sur l’instrumentalisation croissante de la justice et de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) en République Démocratique du Congo (RDC).
Il met en lumière l’affaire Seth Kikuni, symbole d’une dérive dangereuse et interpelle directement le président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de fermer les yeux sur cette situation tout en dénonçant, de manière hypocrite, une “Justice malade”. Il dénonce également la détention arbitraire de Monsieur Martens Bonyoma, retenu injustement dans les cachots de l’ANR à Kinshasa/Gombe.
L’affaire Seth Kikuni, ancien candidat à la présidentielle de 2018, est devenue emblématique de l’utilisation politique de la justice en RDC. Poursuivi pour des raisons visiblement politiques, Kikuni fait face à une justice qui semble davantage préoccupée par la répression de l’opposition que par la défense des droits et des libertés fondamentales.
À cela s’ajoute le cas de Mr Martens Bonyoma, retenu arbitrairement dans le cachot de l’ANR à la Gombe, une autre illustration de l’utilisation abusive de l’appareil répressif pour museler les voix critiques.
Selon Dr. Zonga, « ces affaires révèlent parfaitement la manipulation de l’appareil judiciaire et de l’ANR pour étouffer toute forme de dissidence, au détriment de l’État de droit et des libertés publiques ».
Le double jeu de Tshisekedi

Dr. Pitchou Zonga ne mâche pas ses mots à l’égard du président Félix Tshisekedi. Il dénonce l’hypocrisie du chef de l’État, qui critique publiquement une justice dysfonctionnelle, mais tolère, voire favorise, son instrumentalisation pour museler l’opposition. Cette posture contradictoire, selon Dr Zonga, menace directement la stabilité du pays et l’avenir de la démocratie congolaise.
Opposants massivement poursuivis
Si Félix Tshisekedi souhaite réellement la cohésion nationale qu’il prône, Dr. Zonga appelle à des actions concrètes. Il est temps, dit-il, de libérer tous les prisonniers politiques, à commencer par Seth Kikuni, Jean-Marc Kabund, Mike Mukebayi et Martens Bonyoma, et de mettre un terme à l’utilisation de l’ANR pour réprimer les opposants.
Sans ces réformes urgentes, la rébellion menée par Corneille Nangaa et son Alliance Fleuve Congo (AFC) sera non seulement inévitable, mais elle sera également soutenue par un nombre croissant de citoyens qui voient en elle une solution pour sortir d’un système devenu oppressif et injuste.
Corneille Nangaa comme unique solution
La dernière sortie politique de Félix Tshisekedi à Kisangani mercredi a jeté de l’huile au feu. Sa détermination à réviser la constitution et son aversion contre les principaux leaders politiques de l’opposition, ont davantage affaibli la côte de popularité du président congolais. Depuis ce jour, des réactions fusent de partout et Félix Tshisekedi pourrait avoir beaucoup plus de mal à se refaire une bonne santé politique au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale.
Moïse Katumbi Chapwe a vite réagi affirmant que « la Constitution ne changera pas. Elle a été approuvée par le peuple, et aujourd’hui, Félix Tshisekedi traite ce peuple comme des étrangers ? Ça ne m’étonne pas. Je crois que Félix Tshisekedi n’était pas prêt à diriger la RDC », a-t-il indiqué. Dans ce nouveau contexte suscité par le dernier discours de Tshisekedi, la révolution constitutionnelle dirigée par Corneille Nangaa attire davantage toutes les attentions.
Brique Lutandilafio
