La séance plénière du 16 octobre 2024, consacrée à la reddition des comptes 2023 et à la loi rectificative du budget 2024, a été marquée par un débat houleux. Le député Godé Mpoy, professeur et ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, a vivement critiqué le gouvernement sur la situation des enseignants non rémunérés. Il a dénoncé le décalage entre les déclarations d’excédents budgétaires et la dure réalité que traverse le peuple congolais.
Mpoy a exprimé son indignation : “Le gouvernement a dit qu’au 30 juin 2024, il y a eu un excédent de trésorerie, mais les enseignants sont en grève, les médecins sont en grève… nous trompons qui ?” Il a averti que, si la paie des enseignants n’était pas régularisée, il serait le premier à initier une motion de censure contre le gouvernement, ajoutant que le peuple ne pouvait être ignoré plus longtemps.
Par ailleurs, Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, s’est rendue au Palais du Peuple pour solliciter une augmentation des crédits alloués à son ministère, visant à soutenir son Plan quinquennal. Elle a appelé à l’appui de l’autorité budgétaire pour renforcer l’administration, digitaliser le système éducatif, et promouvoir l’égalité des genres.
La tension autour de la gestion des finances publiques se fait de plus en plus ressentir, notamment avec les revendications croissantes des secteurs public et éducatif.
