Discours intéressant en ce qui concerne leur politique intérieure, bien rédigé et dépeint l’Angola comme un acteur majeur pour la résolution des conflits dans la région compte tenu de son expérience de la guerre et de la paix. L’Angola plaide pour la levée des sanctions contre le Zimbabwe, c’est important compte tenu des circonstances qui ont permis d’imposer cela. La pression exercée par l’Angola pour rejoindre les BRICS a été exprimée d’une autre manière dans ce discours.
En ce qui concerne les pourparlers de paix de Luanda, l’Angola n’a pas pu admettre l’échec du processus dans un tel forum international, compte tenu de ses multiples réalisations mentionnées dans le discours, de sorte qu’il essaiera à nouveau, indépendamment de ce que Kinshasa a dit publiquement lors de la dernière réunion où ils étaient censés signer l’accord de la Feuille de route. Le mot dans la bouche de tout le monde est le dialogue et avec la mention de cette déclaration de l’Angola lors du discours du président JaÕ Lourenço devant la 79ème Tribune des Nations-Unies hier à New York : « Nous avons appris de notre propre conflit qu’il n’y a pas de paix sans dialogue et pas de paix sans concessions de part et d’autre. C’est une voie qui ne peut être négligée dans le cadre de tous les efforts visant à résoudre les graves crises de sécurité face au monde d’aujourd’hui. » Il indique que le dialogue doit prévaloir, mais entre qui ?
La déclaration a bien souligné que le conflit est entre les deux pays en négligeant le problème interne entre les congolais.
C’est avant tout la politique et la politique est ébranlée par les intérêts des pays et la situation sur le terrain va déterminer la suite.
Hugues KIFUKIBA
