
Dans le territoire de Djugu, situé dans la province de l’Ituri, le CIDHC fait état d’une vague de violences ayant entraîné la mort d’au moins 21 personnes entre le 14 et le 30 mars 2026, à Gali.
D’après le consortium, le bilan ne se limite pas aux décès : des habitations ont été incendiées, des biens pillés et des survivants sont désormais plongés dans la peur, la détresse et dans un sentiment d’abandon. Le CIDHC affirme que ces violences auraient été dirigées contre la communauté Hema dans la zone de Gali, qualifiant ces faits de ciblage ethnique et de persécution.
« C’est un ciblage ethnique, c’est une persécution. Et, dans le langage du droit international, cela porte un nom : crime contre l’humanité », estime le consortium.
Le CIDHC cite aussi une attaque du 13 mars 2026
Dans son rapport, le CIDHC revient également sur une attaque du 13 mars 2026, durant laquelle des hommes armés auraient commis des violences extrêmes, notamment contre des enfants, ainsi que des violences sexuelles et des exécutions d’hommes présentés comme ayant été tués sans procès.
Le consortium juge que ces actes ne relèvent pas seulement du crime : ils constituent des atteintes graves à l’ordre moral et humain.
Dénonciation de l’inaction et soupçons de facilitation
Le CIDHC met en cause l’absence des forces de sécurité pendant les massacres. Tout en notant ce constat, il évoque aussi l’existence de réseaux de trafic d’armes, impliquant selon lui des acteurs civils et militaires, susceptibles d’avoir alimenté les groupes armés.
Pour le consortium, ces violences ne seraient donc pas “spontanées”, mais facilitées, soutenues et parfois rendues possibles par des complicités.
Appel à une enquête et à des sanctions
Face à la multiplication des tueries et crimes, le CIDHC demande à l’État congolais d’ouvrir immédiatement une enquête indépendante, crédible et transparente, afin de poursuivre les auteurs présumés.
Le consortium invite également la communauté internationale à “sortir de l’indifférence”, en soutenant une enquête internationale indépendante et en envisageant des sanctionscontre les responsables présumés.
Albert Maisha
